Luftangriffe, Raketeneinschläge
July 29, 2006
«Les événements, leur dit mon père, n’ont également de forme que la forme que le créateur leur accordera. Et toutes les formes sont vraies ensemble.
- Nous le comprenons du nuage, lui objecta-t-on, mais non de la vie… Car si se lève l’aube du combat et que ton armée soit méprisable en regard de la puisance de ton advesaire, il n’est point en ton pouvoir d’agir sur l’issue du combat.
- Certes, dit mon père. Comme le nuage s’étale dans l’espace, les événements s’étalent dans le temps. Si j’y veux pétrir mon visage j’ai besoin de temps. Je ne changerei rien de ce qui doit ce soir se conclure, mais l’arbre de demain sortira de ma graine. Et elle est ajourd’hui. Créer n’est point découvrir une ruse d’aujoud’hui que le hasard t’aurait cachée pour ta victoire. Elle serait sans landemain. Ni une drogue qui te masquera la maladie, car la cause en subsisterait. Créer, c’est rendre la victoire ou la guérison aussi nécessaires qu’une croissance d’arbre.>>
Mais il ne comprenaient toujours pas:
«La logique des événements…»
Cést alors que mon père les insulta dans sa colère:
«Imbéciles! leur dit-il. Bétail châtré! Historiens, logiciens, et critiques, vous êtes la vermine des morts et jamais ne saisirez rien de la vie.»
Il se tourna vers le premier ministre:
«Le roi, mon voisin, nous veut faire la guerre. Or nous ne sommes point prêts. La création n’est point de me pétrir dans la journée des armées qui n’existent pas. Ce n’est qu’enfantillage. Mais de me pétrir un roi, mon voisin, qui ait besoin de notre amour.
- Mail is n’est point en mon pouvoir de le pétrir.
- Je connais une chanteuse, lui répondit mon père, a qui je songerai si je me fatigue de toi. Elle nour chanta l’autre soir le désespoir d’un soupirant fidèle et pauvre qui n’ose avouer son amour. J’ai vu pleurer le général en chef. Or il est riche, craque d’orgueil, et viole des filles. Elle nous l’avait changé en dix minutes en cet ange de canduer dont il éprouvait tous les scrupules et toutes les peines.
- Je ne sais plus chanter», fit le premier ministre.
Antoine de Saint-Éxupery, “Citadelle”, Auszug aus dem Kapitel CLXVI der folio Ausgabe des Verlages Gallimard
auf dem Turm
April 7, 2006
Jochen hat mir den Namen gegeben.
Dabei weißt ich aber nicht ganz genau, was einen Turmschreiber ausmacht. Dass, wenn er mich sieht, danach denken muß, ich, auf einem Turm, in einem Turm, hoch über der Stadt, mit einem imaginaren Fernrohr auf das Leben der Menschen, die unten ihre Geschäfte nachgehen, schaue und aufzeichne. Ein Schreiber, der sich darauf anschickt, eine penible Chronik des Alltags zu verfassen, der bedachtig die alltägliche Kleinigkeiten festhält und dadurch verhindert, dass sie von der Zeit weggewaschen werden. Und dadurch sie zu einer zweifelhalten Wichtigkeit verhelfe.
Ich weiß nicht.
Aber doch schon. Deswegen weil, ja, ich in einem imaginaren Turm lebe, dessen Höhe die Tiefe meiner Scheu zu den anderen ausmacht. Scheu, mit der Leute zu sprechen, immer ahnend, was sie bewegt. Nicht immer gut informiert, wie wenn man durch das Fernrohr schaut. Ich verzettele mich an den Kleinigkeiten, ewig suchtig nach Epiphanien, überzeugt, dass der erhabenen Sinn des Ganzen in den bedenkenlos Zusammenspiel des Kleinen seinen Dreh- und Angelpunkt findet. Hilflos verloren, aber glücklich beim gehen.
danke Jochen…
January 23, 2006
…für den Namen, den habe ich mir gemerkt, und deine Wörter.